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Port de Contrecœur : poursuite contre la ministre des Pêches pour protéger le chevalier cuivré

Lundi 09 février 2026 12:48 Bettie Desjardins
Image : Ministère des Fôrets, de la Faune et des Parcs

La Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) et le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) a annoncé ce lundi avoir officiellement déposé une poursuite en Cour fédérale contre la ministre des Pêches qui a octroyé un permis au port de Montréal pour la construction d’un terminal portuaire à Contrecœur, malgré la loi fédérale sur les espèces en péril. 

En effet, le seul habitat du chevalier cuivré, qui est une espèce unique au Québec, est en péril en raison de la construction du futur terminal à conteneurs. Si la population de l'espèce qui vit dans le Saint-Laurent meurt, c'est toute l'espèce qui sera extincte.  

Ultimement, la SNAP Québec et le CQDE souhaitent avec leur poursuite que le permis en question soit révoqué et que le projet ne puisse pas aller de l’avant.  

« Il y a des alternatives à ce projet-là qui auraient moins d’impacts sur l’environnement, qui coûteraient moins cher et potentiellement seraient plus efficaces au niveau du transport maritime. Notre conviction c’est que le gouvernement fédéral et l'Administration portuaire de Montréal (APM) n’ont pas examiné les alternatives. Le gouvernement canadien sous-estime les impacts du projet sur la survie et le rétablissement du chevalier cuivré et surestime les retombées des aménagements compensatoires qui ont été proposés », a expliqué M. Alain Branchaud, directeur général de la SNAP Québec.  

L'APM avait annoncé en octobre dernier un plan de compensation pour les herbiers d’alimentation du chevalier cuivré. Selon M. Branchaud il n'y a aucune base scientifique rigoureuse derrière ce plan.  

« Il faut rappeler que le projet de compensation qui a été approuvé par Pêches et Océans Canada va lui-même détruire de l’habitat essentiel du chevalier cuivré pour se réaliser. La science est assez claire, les probabilités de réussite de projet de compensation comme celui-là sont extrêmement faibles. Ça prendrait entre 5 et 10 ans selon les experts pour vérifier si le projet est une réussite. Donc on va détruire l’habitant essentiel sans avoir de confirmation », a ajouté M. Branchaud.  

En plus des impacts négatifs sur l'habitat du chevalier cuivré, celui-ci est également inquiet que le projet entraîne des modifications importantes dans l’hydrologie du fleuve Saint-Laurent. 

« La construction et le dragage qui va être fait pour la mise en opération et le dragage d’entretien vont libérer beaucoup de contaminants dans le fleuve, rendre disponible pour la faune et affecter d’autres écosystèmes. Donc, c’est sûr qu’au niveau des impacts sur l’écologie aquatique c’est un projet qui va être d’une importance négative », a ajouté le directeur général.  

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