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Violence envers les commerçants dans l'agglomération de Longueuil : une tendance à la baisse en 2026

Lundi 28 septembre 2026 14:13 Olivier Prince
Des policiers œuvrant au près de commerçants dans le cadre du projet UNIS. Image : Facebook / SPAL

Dix actes de violence envers des commerces ou des commerçants ont été recensés par le Service de police de l'agglomération (SPAL) sur son territoire en 2026, comparativement à 14 à pareille date en 2025, ce qui laisse présager une tendance à la baisse, bien qu'il soit trop tôt pour faire des conclusions.

« Nous constatons également une évolution du phénomène en 2026. Les actes de violence ciblent davantage les résidences et les véhicules personnels des commerçants que les commerces eux-mêmes. Cette réalité démontre la volonté des organisations criminelles d’exercer une pression accrue sur leurs victimes et confirme l’importance des efforts concertés déployés pour lutter contre ce type de criminalité. », explique l'agente relationniste du SPAL, Mélanie Mercille, par courriel. 

Elle ajoute qu'en incluant 2025 et 2026 (jusqu'à maintenant), 13 personnes ont été arrêtées en lien avec des infractions de ce type. Cinq d'entre eux étaient des mineurs.

De tels événements violents visant des commerces et commerçants sont observés dans l’agglomération de Longueuil depuis 2024 selon le SPAL qui dit prendre ces situations très au sérieux.

L'apogée de ce triste phénomène semble être survenu l'an dernier, alors que les données du SPAL démontrent une hausse importante en 2025 comparativement à 2024. En effet, sept événements violents visant des commerces ont été recensés en 2024, dont deux liés à l’extorsion. Puis en 2025,  ce nombre a plus que doublé, passant à 17, dont 13 dans un contexte d’extorsion. 

Il est important de rappeler que les incendies criminels, les coups de feu ou les actes de vandalisme commis contre des commerces ne sont pas systématiquement liés à l’extorsion exercée par le crime organisé. Dans certains cas, ces événements peuvent être associés à des différends personnels ou à d’autres motivations criminelles. 

Les actes répréhensibles liés à l'extorsion vont souvent être des menaces verbales, ou des pressions financières.

« Lorsque l’on parle d’extorsion liée au crime organisé, le stratagème consiste généralement à exiger une somme d’argent en échange d’une prétendue protection. Les commerçants qui refusent de payer peuvent alors devenir la cible d’actes d’intimidation ou de violence visant leur commerce, leur résidence ou encore leurs véhicules personnels », rappelle l'agente Mercille. 

Le SPAL fait d'ailleurs partie du projet UNIS, une mobilisation provinciale misant notamment sur le partage efficace du renseignement de la part des victimes ou témoins et sur une approche adaptée aux commerçants touchés. En date du 15 septembre dernier, le SPAL avait visité 601 commerces depuis le début du projet UNIS. D'ailleurs, la Régie intermunicipale de police Roussillon s'est elle aussi jointe à cette initiative au cours de l'été.  

Dans cet effort de sensibilisation et de soutien envers les commerçants, le SPAL énonce que toute tentative d’extorsion, de menace ou tout événement suspect doit être signalé rapidement aux autorités. Chaque information pertinente distribuée à la police peut contribuer à protéger d’autres victimes et à faire progresser les enquêtes.

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