Budget provincial 2026-2027 : Longueuil déplore le manque de financement pour contrer la crise de l'itinérance
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| Image : Ville de Longueuil |
Le ministre des Finances Éric Girard a présenté ce mercredi le nouveau budget provincial 2026-2027 ayant un déficit de 8,6 milliards de dollars. Selon la Ville de Longueuil, ce budget compte des mesures surtout environnementales dont elle pourra bénéficier, toutefois elle note un manque de financement pour contrer la crise de l'itinérance et répondre au déficit de maintien des infrastructures municipales.
La crise de l'itinérance est un phénomène qui prend de l'ampleur à Longueuil qui ne croit pas avoir les ressources nécessaires pour y faire face. Malgré les montants annoncés par l’entremise du programme du Projet de réaffiliation en itinérance et santé mentale et l'ajout de 1 000 unités de Programme de supplément au loyer au Québec, la Ville croit qu'il en faudra plus pour renverser la tendance.
« Nous comprenons très bien le contexte financier difficile, mais le statu quo relatif ne fait que nous coûter plus cher collectivement. L’accès à un logement abordable, salubre et sécuritaire est le plus grand déterminant de la santé des individus et permet d’éviter les situations de grande vulnérabilité pouvant ultimement mener vers l’itinérance. On doit ainsi mettre les bouchées doubles pour arriver à un objectif structurant comme celui de la Ville de Longueuil, partagé par l’Union des municipalités du Québec, d’atteindre un seuil de 20 % de logements à but non lucratif au sein du parc immobilier locatif », a expliqué Catherine Fournier, mairesse de Longueuil.
Selon celle-ci, le gouvernement doit mieux prendre en considération la précarité et les besoins croissants des femmes. Elle demande également que « les municipalités et les autres parties prenantes soient consultées dans le cadre de la prochaine mouture du Plan d’action interministériel en itinérance ».
D'après la Ville de Longueuil, les sommes allouées dans le nouveau budget pour répondre aux besoins des infrastructures municipales sont largement insuffisantes, particulièrement concernant le traitement des eaux usées et la production de l’eau potable.
« Le gouvernement ajuste ses investissements en fonction de sa réalité financière, mais les municipalités font face à des contraintes additionnelles, notamment en raison d’une fiscalité défaillante et de l’explosion des coûts, dont une partie repose sur les normes de plus en plus importantes imposées par Québec et Ottawa. Il est crucial que ces effets soient pris en compte afin d’accompagner les villes dans la réfection de leurs ouvrages essentiels, et ce, en respectant la capacité de payer des contribuables. Rappelons que peu importe le palier de gouvernement, ce sont les mêmes citoyennes et les mêmes citoyens qui doivent se séparer la facture, en définitive », a ajouté la mairesse.

