Augmentation de la violence chez les jeunes sur la Rive-Sud : le SPAL intervient
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| Image : SPAL |
Depuis la fin de la pandémie, le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) aurait observé une hausse préoccupante de crimes violents commis par les jeunes sur leur territoire. C'est ce qui l'aurait poussé à mettre de l'avant de nouvelles mesures.
En effet, entre 2021 et 2025, les crimes commis par des jeunes avec une arme a augmenté de 64 % et le nombre de mineurs impliqués dans des infractions violentes a bondi de 42 % selon le SPAL qui précise également que « les 12 à 17 ans représentent aujourd’hui 19 % des crimes violents sur le territoire ». L'année dernière, un crime violent sur le territoire a été commis par des jeunes appartenant à ce même groupe d’âge, toujours selon le Service de police.
Le directeur du SPAL, Patrick Bélanger a d'ailleurs observé une banalisation du port des armes chez les jeunes. Selon lui, de plus en plus d’armes sont saisies lors de nos interventions policières auprès de ceux-ci.
« D’ailleurs, ça ne se passe pas seulement sur les territoires scolaires ou dans les zones autour des écoles. On a eu des altercations ou des évènements d’importance avec de la violence inouïe dans des restaurants rapides et également dans des centres commerciaux où ils se donnent rendez-vous pour des confrontations. Donc environ toute l’agglomération fait l’objet de telles interactions entre les jeunes », a expliqué M. Bélanger.
Stéphanie Villarroel, qui est coordonnatrice de la Maison des jeunes L’Escalier en mon temps à Brossard, aurait observé une augmentation de la détresse psychologique chez les jeunes depuis les dernières années.
« On a vu des augmentations d’évaluation du risque suicidaire parce que les jeunes démontrent de la grande détresse. On a vu une augmentation au niveau de l’anxiété, la peur est présente chez les jeunes également. La hausse des médications aussi, les statistiques le disent et nous aussi on le voit, les jeunes sont de plus en plus médicamentés et ça témoigne justement de la réalité de la santé mentale de jeunes en général », a-t-elle affirmé.
Celle-ci a également précisé avoir augmenté sa collaboration avec le SPAL dernièrement pour permettre une meilleure prévention.
Parmi les nouvelles mesures mises en place par le SPAL en collaboration avec le Centre de service scolaire Marie-Victorin et la Maison des jeunes L’Escalier en mon temps, on compte entre autres : des patrouilles intensifiées à l’intérieur et autour des écoles ciblées, des interventions ciblées dans les secteurs à plus haut risque et la mise en place de la Stratégie Jeunesse regroupant des représentants du réseau scolaire, communautaire et institutionnel.
Il y a aussi la mobilisation du Groupe Contact pour accompagner les jeunes de 12 à 17 ans présentant un risque de trajectoire délinquante. Il est d’ailleurs possible de solliciter l’aide d’un intervenant de ce groupe au 450 463-7207.
Selon le SPAL, ces nouvelles mesures visent à « assurer la sécurité immédiate dans et autour des écoles, à intervenir rapidement auprès des jeunes à risque, à responsabiliser les adolescents impliqués dans des comportements violents et à soutenir l’ensemble des élèves pour maintenir un climat scolaire sécuritaire ».

